jeudi 8 décembre 2011

« Anniversaire Massilia : Version 2.0 ! » (Manœuvre Blues…)


Quelques jours après cette soirée mémorable, retour sur son déroulé, avec un p’tit quelque chose à lire et voir, en plus. À suivre…
Un véritable vitrail « Rock » à encadrer d’urgence – empreint de dévotion, du don de soi à l’autre… – avec des cheveux, des idées qui bouillonnent, et de la révolte sous-jacente, aussi… Surtout !
Un Cowboy « solitaire » en goguette…
 « Première Manœuvre ! »

En partant du précepte, que, c’était LA soirée des « Premières », ce mercredi 23 Novembre, au magasin – Première dédicace, première visite de Philippe Manœuvre, premier Anniversaire de Massilia Records (« Version 2.0 » !) – petite séance de « Q & A » à suivre, ci-après, basée sur ce même thème et proposée d’envie AU centre d’intérêt « Parisien », de la soirée. Une suite de questions rapides, en lien avec la sortie de son dernier livre ou accrochées aux basques de SA passion de toujours : le Rock ! (Sous toutes ses formes, abordé dans toutes les positions, dans tous les états possibles, imaginables…).

« Manœuvre 1ères ! »

Le premier réflexe, après que l’on vous ait proposé de travailler sur un second volume de la Discothèque Idéale (ou que VOUS ayez eu envie de « poursuivre » l’œuvre initiale engagée en amont…).

Philippe Manœuvre :
Premier réflexe : compter le nombre de chroniques en stock, puis faire un calcul rapide, du type : « combien de temps il me reste ? »

Sachant que le premier projet est sorti, il ya déjà sept années ! (2005). Comment aborder la suite de frais, sans pour autant se répéter, perdre en qualité (en matière de choix proposé) ou trahir pour autant son esprit initial.

Philippe Manœuvre :
La suite était facile à imaginer, les lecteurs m’avaient envoyé nombre de mails en ce sens…

Les premières choses à écarter, pour que cela resta dans une ligne directrice/éditoriale conforme, particulière (si oui, laquelle ?).

Philippe Manœuvre :
Première chose à écarter : la Variété !

Le premier disque sélectionné pour ce livre (et pourquoi icelui, tout/plus particulièrement ?).
Philippe Manœuvre :
Phil Spector « Christmas Album ». Un bijou … de saison !

Les premiers doutes apparus (quand et pourquoi ? Ou pas…) en cours de route…

Philippe Manœuvre :
A un moment, on refait les comptes et on constate que Pere Ubu ne va pas être chroniqué, une fois de plus… manque de place !



Les premiers regrets qui (re)surgissent aujourd’hui : vis-à-vis de certains choix ou « non » choix, effectués, de certains « oublis », de certaines pressions inconscientes (ou pas) dues aux ventes à venir et au large public à toucher de démarche pédagogique, voire, didactique…

Philippe Manœuvre :
Le public me reproche de ne pas avoir mis un ou deux disques Français… Je comprends, mais, l’an dernier, j’avais publié un livre de 125 chroniques de Rock Français. Là, je suis un peu sec…

Les premiers sentiments ressentis dès la fin du livre (ou de sa sélection enfin achevée…).

Philippe Manœuvre :
Premier sentiment : une bouffée de satisfaction… et une cigarette allumée !

Le premier sentiment ressenti, une fois le livre (sorti) en « pognes »…

Philippe Manœuvre :
 « Il a une bonne main » .

Les premiers chiffres…

Philippe Manœuvre :
240 pages , 500 documents, 21 000 exemplaires déjà mis en place, deux éditions, et un auteur (moi).
Plus généralement :

Le premier amour musical (celui qui a fait frémir la machine, qui la fait encore frémir et qui la fera frémir à jamais, encore et encore…).

Philippe Manœuvre :
Les Rolling Stones, encore et toujours !

Le premier shoot (de Live) subi, encaissé au coin d’une scène…

Philippe Manœuvre :
Michel Polnareff, en 1968, à la Maison de la Culture de Reims. Dément !

Le premier article rédigé, et/ou, publié…

Philippe Manœuvre :
Premier papier publié sur Lou Reed, dans Rock&Folk. En juin 1974 !!!

Le premier regret (dans le sens : être passé bêtement à « côté » de quelque chose de grand, ou devenu « grand » par la suite. Musicalement parlant !).

Philippe Manœuvre :
Ni remords, ni regrets. Façon Keith Richards !

Le premier disque des Stones.

Philippe Manœuvre :
« Let's Spend The Night Together », en 45 tours !!!

Le premier « boots » des Stones.

Philippe Manœuvre :
Pour moi, ce fut : « Alol Meat Music ». Un double LP des Rolling Stones enregistré au Forum d’Inglewood… USA !

Le premier concert des Stones.

Philippe Manœuvre :
Que j’ai vu ? « Bruxelles Affair » : 17 octobre 1973. Détail ironique, on disait déjà à l’époque que c’était fini, terminé, foutu !!!!

La première rencontre d’avec eux.

Philippe Manœuvre :
Keith. Ce fut en 1979, pour la sortie du 45t : « Run Rudoplh Run ».

Le dernier soupir (en… Musique ?).

Philippe Manœuvre :
Alors là, je sais pas quoi dire !!!
Pour le reste, l’évènement du 23 Novembre, fut en tout point splendide, appréciée de tous et toutes, il va sans dire.
Un début de soirée dégusté en mode « Dédicace », avec le « Phil » à la Manœuvre du poignet et de la trachée : jamais avare d’une anecdote, d’un bon mot, d’un souvenir, ou d’un lever de fessiers intempestif afin que de souscrire gentiment au rituel de LA photo « Prise avec LUI avec mon bras à MOI, posé sur SON épaule !!! ».
Une bonne heure et demie, plus loin, ayant enfin épuisé toutes ses formules et amabilités à jeter en réponse ou sur un coin de papier, la soirée s’est poursuivie à l’étage, au lieu dit, Le Butt Naked ! Afin de fêter dignement – verre en pognes, bouches garnies de froid ou chaud… – ce bel anniversaire entre amis, proches, clients et célébrités (« locales », ou pas !). Des férus de musique, qui auront profité de l’occasion pour refaire pleins des fois le contenu de la « Discothèque Rock Idéale Vol 2 », pour parler « frissons » (entre initiés) musique, concerts, coups de cœur passés ou à venir, envies, désirs, pathologies, avenir…
Une passion à vie, ça vous pousse à faire tous les bacs en bavant, tous, tous, TOUS !!!




Le point positif, c’est que nous avons désormais près d’une année devant-nous, avant de remettre « ça », en gros…
MERCI À TOUTES ET TOUS !
Pour cette belle soirée, et cette magnifique année passée ensemble… VRAIMENT !


Le Massilia « Crew » !

(Dino/J2C)










dimanche 4 décembre 2011

Jean-Do Bernard (Dédicace) Vs Hofmann Family Blues Ep. (Concert) !


Le vendredi 9 Décembre, à partir de 19h, le journaliste et écrivain Français, Jean-Do Bernard – Crossroads, Guitares & Claviers, L’Express, France Inter… – sera présent en nos murs musicaux, afin d’y dédicacer son tout dernier ouvrage (très abouti et documenté) : « Neil Young/Rock’n’Roll Rebel ? » (Camion Blanc Ed.). Un ouvrage, le second sur ce même sulfureux personnage, après le très recommandé : « En Remontant la Rivière » (Alternative Ed. /97) – qui revisite les opinions, prises de positions, convictions, atermoiements, virevoltes, changements de pieds (politiques) et nombreuses contradictions émanant de ce musicien hors normes au fil de ses sorties et Live Shows, depuis le Buffalo Springfield jusqu’à sa carrière « solo », en passant par la tumultueuse parenthèse à multiples rebondissements : Crosby, Stills, Nash &… Young !
Pour nous accompagner de Live, la Hofmann Family Blues Experience – rebaptisée, The Nowhere Band ! À cette unique occasion ! – fouillera en la carrière/matière du fameux Loner, guitares en pognes, depuis les débuts estampillés Buffalo Springfield, jusqu’aux derniers efforts solo du Canadien « Old Black » Gibson. Sans oublier de plonger, à l’occasion, en la démesure sonique des années Crazy Horse. Dantesque, sans nul doute !
Présence de toutes et tous, requise… En gros !
Le Massilia « Crew » !


mercredi 16 novembre 2011

Les Grandes « Manœuvre » ! / Spéciale « Dédicace »…


À l’occasion de la toute récente sortie de son nouvel opus « Rock’N’Roll / La Discothèque Idéale » (Albin Michel Ed.) Philippe Manœuvre, l’incontournable trublion du PAF « musical », sera en dédicace exceptionnelle au magasin Massilia Records, ce mercredi 23 novembre, à partir de 19 h 30 !



Une « venue » opérée en toute amitié, qui n’aura d’autre but que de signer, échanger, parler, recommander, échanger, signer, vendre, échanger, conseiller, et surtout, surtout, à… Se laisser aller à bla-blater de PASSION, sans retenue, autour de LA chose qui nous réunit généralement tous et toutes, céans (celle qui régit une importante partie de notre vie !) LA MUSIQUE ROCK ! (Sous toutes ses formes, parures, envies, déviances, diverses « évolutions », et autres « mutations » plus ou moins « voulues », plus ou moins heureuses… Selon avis personnel tranché !).

Une rencontre – placée ici sous le signe de l’amitié qu’il porte à notre magasin !– qui ne manquera pas de rappeler encore et encore (sans nul doute) à tous les présents, que le Rédacteur en Chef de Rock & Folk reste avant tout (et à jamais) un dévoré de musique, un « accro » à vie, perpétuellement en « manque » de nouveauté, de chefs d’œuvre à inhumer, de « losers » à ramener d’actualité sur le devant de la scène… Hors normes !

Le Massilia « Crew » ! (Emballé par l’idée et fort impatient d’y être… Déjà !).

mercredi 9 novembre 2011

BABYCART / SHOWCASE !!! LE RETOUR…

Une longue installation basée sous le double signe de la contrebasse au gars Francis (Ruggirello) – qui affleure dangereusement à moins de 15cm du plafond ! – et de la peur de l'"autre" : des ondes "extérieures", plus précisément, suspectées de se montrer uniquement céans afin de "brouiller" de méchanceté celles, "gentilles", en provenance directe du Theremin du groupe (elles !). Ceci étant « calé », les portes peuvent désormais s'ouvrir aux parapluies bigarrés et autres bottes de caoutchouc de laide facture...
Très vite, malgré l'humidité ambiante qui règne en maîtresse absolue au dehors, dans le lointain, les humains présents se surprennent à battre des pieds et mains devant l'attaque "sèche" du trio des Babycart en showcase chez-nous ce soir, à l'occasion de la sortie récente de leur EP du même non (j'ai jamais pu saquer le mot "éponyme" ! J'assume...).


Une longue suite de morceaux (quasi essentiellement instrumentaux) inspirés par le temps, les éclairs, les vaches, le cinéma Français (Européen et Japonais) le cours de l'humour – rarement côté en bourse, contrairement à la tonne de pollution, qui fait un tabac sur les marchés, elle ! – les bretelles de Bernard Blier portées sous Flingueurs (Tontons), le rock, le ska, le jazz, les longues envolées planantes et éthérées autrefois propres aux lointaines, « ouvertes’ et chamarrées "70's"... Snif !
Après une rapide pause destinée à s’humecter « le dedans », blablater de rapide, ou bien jouer un temps au coin du canapé avec les quelques nains – aux mains débordantes de sucreries et boissons – venus accompagner la bonne quarantaine de "locaux" ayant fort opportunément bravé les éléments contraires et les nombreux éclairs zébrant de biais la couche de pollution recouvrant notre bonne ville depuis toujours rétive à la pluie, à la modernité sous toutes ses formes, reprise des "hostilités" soniques…
Un second set qui brasse de la note à foison, qui les tire, les fait crisser, les multiplie de plaisir sur manches en mode Christophe (Chave). Postée au centre du triangle, à équidistance de ses deux mâles "partenaires", Solenn joue de ses mains en experte, en mode étrangeté : ne cessant de les balader, dessiner du cercle, tendre du doigt, ou bien lisser lentement de la pulpe au-dessus d'un l'instrument parfois honni, qui aura apporté moult désillusions au gars Brian (Wilson) à l'époque de l'intriguant Smile : en passe de ressortir tout bientôt sous une forme annoncée comme étant "définitive", "restaurée" (comme à chaque fois) avant qu'une prochaine "remastérisation de la mort sous pleins des bits qui tuent" ne nous donne bientôt envie de ruer dans les brancards des labels afin de leur faire rendre raison, une fois pour toutes, cochons de payants que nous sommes...


Une seconde partie de show qui achève de convaincre les étonnés ou réticents du début : qui se liguent, tempêtent, manifestent, en demandent "encore". Une "triplette" de morceaux plus loin, la foule remercie de concert, puis entame tout de go le dialogue avec les musiciens du soir, tout en ne cessant de faire claquer ou tinter de la langue (de plaisir) sur gobelets de plastique offerts précisément à cet effet.
Du pur plaisir à renouveler bientôt, histoire d'oublier le hideux fantôme de la crise qui s’avance en loucedé pour nous dévorer de « cru » (surtout les tout petits. Les petits, surtout...) récemment indexée sur dette « Hellène »... Ou autre !


J2C et Le Massilia Crew (présent tout du long derrière, aux manettes du buffet gentiment offert !) d'ores et déjà projeté sur la "prochaine"…

BABYCART :


BOOMBOP REC :


Photos LOF
Florencerougny.com

J2C :
Chroniques de concert
http://www.concertandco.com/critique/critique-concert-compte-36585.htm

Podcasts Radio :
Serial Losers :
http://www.radiogrenouille.com/emission/serial-losers-2/

Entre Deux :
http://www.radiogrenouille.com/?s=entre+deux

La Vie Est Un JE :
http://www.radiogrenouille.com/emission/la-vie-est-un-je/

jeudi 27 octobre 2011

BABYCART / SHOWCASE !!!

BABYCART / Showcase !!!

En prélude à une série de concerts à donner/enflammer au Lounge (9/11), à la Machine à Coudre (17/11) ou à l’Enthropy (20/11) le trio des Babycart sera en showcase chez Massilia Records, le jeudi 3 Novembre (augmenté d’un petit « bonus » vocal féminin à découvrir en cette unique occasion… En mode « surprise » exclusive !).

Un trio « rock », composé de : Christophe Chave (guitare/voix) Laurent Boudin (claviers) et Francis Ruggirello (contrebasse) qui reviendra goulûment sur les morceaux – tour à tour, rêches, envoûtant, atmosphériques, propices au rêve, à l’évasion… – extraits de leur premier EP 6 titres, sorti chez Boombop Records et sobrement intitulé : « Babycart » ! Bien évidemment… Pourquoi compliquer les choses ?

BABYCART 

BOOMBOP REC

Babycart (critique de concert) :
http://www.concertandco.com/artiste/babycart/coope-marseille/critique-concert-1-47927-39043.htm

Veuillez noter que L’« Exposition-Vente » dédiée aux Rolling Stones – installée à l’étage, au lieu dit, le « Butt Naked », sera prolongée jusqu’au 25 novembre, aux horaires habituels d’ouverture du magasin : de 14h à 19h, du mardi au jeudi. De 10h à 19h, sans interruption, les vendredi et samedi !

Un habile « mix » de Photos Originales, lithographies Dédicacées et Affiches Originales Colorées, dont celle du fameux concert donné à la Salle Vallier de Marseille, en mars 1966 ! Le tout agrémenté d’une longue suite de souvenirs "sonores" et visuels à déguster d’envie sur place !

Nous espérons que vous serez NOMBREUX à venir ouïr cette prestation rare, puis déguster nos boissons et grignotis offerts à l’occasion de ce lancement officiel de la saison 2011/2012, en nos murs débordant de Vinyles, DVD, T-shirts, Produits Dérivés, Raretés Sonores et CD’s

À jeudi !
Le Massilia « Crew ».

mercredi 14 septembre 2011

Rolling Stones : "Exposition-Vente.


‘ Lut !
Malgré une courbe de température quasi Saharienne, une autonomie diurne réduite pour cause de nuits « pénibles » (même causes, autre effets : yeux pochés, iris absents, mâchoires qui baillent, débit ralenti, …) le magasin revient sur le devant de la scène « Stonienne » : nanti d’une « Exposition-Vente » attachée aux basques de ce groupe de rock Anglais mythique, qui devrait bientôt fêter ses 50 printemps burinés (de « plus » très frais !) au coin des stades et salles de notre petite planète plus très « bleue »…
Un habile « mix » de Photos Originales, lithographies Dédicacées, Affiches Colorées (ou pas) des Rolling Stones, dont l’affiche du fameux concert donné à la Salle Vallier de Marseille en mars 1966 ! Le tout agrémenté d’une longue suite de souvenirs et « vécu » à brasser de concert, en masse, ensemble, et… Au plus vite !
Une initiative qui tombe bien évidemment sous le sens, chez-nous – LE spécialiste N°1 des Stones en France ! – et qui ravit visiblement son propriétaire. Un « Dino » qui arbore, depuis l’accrochage, l’un de ces sourires ravis que l’on ne prête généralement qu’aux adolescents qui viennent enfin de le « faire » pour la première fois ; ce mélange inextricable de sentiments confus, étranges et contradictoire : fait de plaisir, découverte, angoisse rétrospective, envie pressante de remettre « ça » et fierté un tantinet écorchée d’inexpérience, le tout augmenté de cette sensation que « ça » n’est jamais qu’un passage obligé vers un autre « état », encore à définir, bâtir, puis pérenniser…
 Une installation qui fait suite à un récent changement au niveau même de l’organisation du magasin Massilia Records : sachant que la « petite pièce du fond rouge de canapé » est désormais entièrement dédiée à l’œuvre érigée aux cours des décennies passée, par cette suite hétéroclite d’acteurs, joggers, « artistes peintres alcooliques » et jazzmen : encore il y a peu reconnus pour leurs dantesques performances scéniques (présentes en nombre sur CD et DVD, en ce même lieu) et que l’on souhaite de tout cœur revoir sous peu revenus aux musicales « affaires » !!!
Venez nombreux !
Ignorez l’hydre thermomètre !
Chaussez vos tongs de 13 lieues !
Emplissez votre gourde de frais liquide (à consommer sans modération) pour arriver à effectuer convenablement ce long périple.
Consommez quotidiennement : 3 produits laitiers, 5 fruits et légumes, 1 consigne de vote « utile », et 2 disques des Stones! (Un premier, période « Decca », suivi d’un… « Autre ! »).
Complimentez « Dino » à haute voix ! (Il adore ça !). 
Ne dites jamais « Quand ils étaient encore au « top » ! – en parlant des Stones ! – ou votre intégrité sera mise à mal par le susnommé MR. « D ».

Le Massilia « crew »…
Exposition visible à l’étage, au « BUTT NAKED » (jusqu’au 15 Octobre 2011) aux horaires habituels d’ouverture du magasin : de 14h à 19h du mardi au jeudi. De 10h à 19h, sans interruption, les vendredi et samedi !






jeudi 11 août 2011

Hofmann Show case + Infos…


« Massirecordsiens, Massilianôtres : bonjour ! »

Ultime retour sur la dernière SOIRÉE de la saison donnée en nos murs, à suivre sur le lien livré, ci-après :


En attendant les prochaines soirées et « accrochages »,  sachez que le magasin sera fermé, du vendredi 12 au mercredi 17 Août (inclus !).

Prochainement à l’étage, au niveau du Butt Naked : exposition/vente de LITOGRAPHIES originales et photos des Rolling Stones (pour plus d’infos et précisions : entrez dans le magasin à partir du 18 Août, dirigez-vous droit sur le "bureau", et tapez sur la touche « Dino » !!!).

En attendant, nous profiterons de ces quelques journées estivales, pour traquer jours et nuits l’inédit, le rare, le concert le plus abouti qui soit ou LA pochette qui aura fait date : entre divers hémisphères, crises, rebellions, soulèvements, spéculations indignes, pèlerinages sur genoux (hiboux, choux, pou-pou-pidou… Poux !) famines, tongs fleuries et repoussantes crèmes solaires aux extraits de coco (le fruit, bien évidemment !).

Merci !
À bientôt !
Le Massilia Crew.

jeudi 28 juillet 2011

Joseph Arthur : The Graduation Ceremony / LE disque de l'ÉTÉ !

(« Chaud effroi, à la fois… »)
 Le problème, lorsque l’on s’attaque à ce type d’album capable à lui seul de faire en sorte que tout s’efface tout autour durant un certain laps de temps, plus ou plus… Long ! Musicalement parlant (à définir selon la profondeur d’addiction de chacun, dans le plus pur style : « posologie appliquée et long sevrage de fond en perspective »…) c’est qu’il aura simplement suffi d’un revers de saphir posé, puis creusé sous bras, pour que tout se teinte de différent en suivant.

Généralement, l’on aurait plutôt tendance à aborder cet épastrouillant The Graduation Ceremony, de deux façons radicalement différentes : de peur de ne pas arriver à retranscrire pleinement les multiples émotions qu’il suscite, façonne, écorche ou déterre. La première approche consisterait plutôt à faire court, à user de formules et superlatifs par poignées, histoire d’accrocher puis ferrer l’attention du promeneur du « Net » au plus vite, en moins de temps qu’il ne lui en faudra pour télécharger l’album en suivant sur le très officiel www.josepharthur.com – en lieu et place d’autres achats plus dispensables : un ennuyeux remix de plus, labellisé « Lady « Point » G », le énième et pathétique retour variétoche de Johnny l’Opticien, ou LE sempiternel Hit de l’Été ramoneur de neurones, hardeurs, tongs et… nerfs !
« Un album tendu, profond, en équilibre permanent entre « petit » soi et l’« autre », l’éventuel « autre », qui met du baume à foison et panse peu à peu les diverses plaies et bosses, les petites langueurs de la vie rêvée/fantasmée à deux ! » : serait sans doute à même de faire la maille. De même, que, le très basique, banal, balisé de l’écrit : « 12 chansons écorchées de vif qui déversent du sel sur les plaies béantes de l’« après » rupture, sans omettre pour autant de distiller également le miel ou le foutre à foison, selon affinités sélectives et moments clés à goûter d’urgence : « This is Still My World » (et ses arrangements précis, chiadés) « Love Never Asks You To Lie » (qui s’éteint peu à peu dans un ultime souffle de lutte, de vie, d’envie ?) ou bien encore, l’envoûtant, parfait, intriguant et mélodieux en diable « Gypsy Faded »… entre autres ! ».
Il suffirait alors d’y adjoindre une petite pincée de « références » historiques, ou plus récentes – sa découverte passée sous Peter Gabriel, ses chansons « clé » : In The Sun, History, Big City Secrets, Vacancy, Lonely Astronauts, Leave Us Alone…  Ses escapades de groupe vécues pleinement auprès du gang hétéroclite d’humains musiciens formant les baroques Lonely Astronauts ! de s’étendre un tantinet sur sa carrière d’Artiste Peintre menée de front, en parallèle ou au contact de ses multiples tournées poussées sans répit autour du globe et des lieux les plus reculés, pour arriver à boucler sèchement l’affaire en mode « laborieux », soit, mais tout de même satisfait du devoir accompli en l’instant « TGC » !
 Lors, cela me paraîtrait néanmoins et (mal)proprement insuffisant, « petit », indigne de la qualité intrinsèque affichée par ce très bel effort créatif qu’est et sera The Graduation Ceremony. Lorsque l’artiste s’implique, se livre, s’« arrache » à ce point pour NOUS faire don d’une réelle partie de lui au final, la moindre des choses est de s’impliquer pleinement à notre tour, ou bien tenter de se hisser à son niveau d’exigence au moment de disséquer la chose ; un juste retour des choses, ce me semble, histoire que de remercier chaleureusement la main qui crée, qui façonne, qui donne, retourne, et comble.

Depuis l’inaugural Out On A Limb, jusqu’au point de non retour du couple, lesté d’amertume (Love Nevers Asks You To Lie) affiché en mode « Putain de Saint-Valentin de mes deux ! », l’album (et la coproduction de John Alagia) flatte les pavillons, séduit sans forcer : niché sous une fine couche d’acoustiques cristallines, de rondes basses posées d’espace en contrepoint, de notes de claviers minimales, de bases rythmiques qui tissent et « habitent » le tout, plus qu’elles ne pulsent, au final (œuvre du « fantasmagoricoexceptionneloélevésouspeauxettoms » batteur de légende qu’est Jim Keltner, qui ce sera assis, quarante années durant, derrière LE gratin du Rock, du Blues, du Jazz ou de la Folk : depuis George Harrison, Ry Cooder, Pink Floyd, Roy Orbison, Neil Young, Éric Clapton, Brian Wilson, ou DylanBob !)

« Parfois, peu importe quand / j’ai envie de te voir, de te revoir encore une fois / envie de te serrer doucement dans mes bras / comme le fait le vent dans la nuit… » (ou, bien) « Parfois, à tout moment / l’envie me prend de te revoir encore une fois pour t’enserrer de mes bras, tel vent dans la nuit » (Out On A Limb).
Même si l’art de la traduction reste généralement plus délicat et plus constructif que celui de la guerre, plus risqué, même, à l’occasion – cause que tout le monde porte son avis très précis en la matière : les divers fans hardcore et les Anglophones de naissance, ou confession ! – une phrase peu néanmoins parfois suffire, s’avérer capable de résumer à elle seule l’ambiance générale d’un album, quel qu’il soit. De celui-ci, plus encore. Son auteur a eu beau rappeler souvent (en interview) que c’était un « album de rupture ! », le triste bilan d’une histoire à deux finement décliné en 12 chansons chargées d’émotions multiples et variées revenant sur le vide laissé par le souvenir de l’autre et les sentiments mêlés qui en découlent logiquement : il a manifestement dû « adapter » certaines de ces compositions écrites en amont, comme Face In The Crowd, ou Almost Blue (parfois près de 15 années, auparavant, en ce qui concerne le très « à vif » Someone to Love !) afin de pouvoir les lier aux mieux aux « récentes » et tenter ainsi de former un « tout » solide, homogène, monochrome de la teinte, monolithique de l’« après ».
Un effort apparemment mûri d’excellence, puisqu’il ne lui aura guère fallu que quelques « sessions » pour arriver à en happer la quintessence en studio, par la suite, il y a quelques mois de cela.

Cette fois, n’en déplaise aux donneurs de leçon qui lui ont souvent reproché de trop en faire au cours des années passées et moult albums enregistrés – côté arrangements et couches d’instruments patiemment empilées, superposées « façon » lasagnes, jusqu’à l’excès, parfois : ce qui fait paradoxalement SA marque de fabrique perso sur scène en solo, ce pourquoi il est adulé par ces mêmes fans et détracteurs ! – les instruments et overdubs ont su se faire discrets : disposés ici avant tout afin de souligner, accompagner, colorer ou éclairer de faible, cet amer constat à but cathartique assumé, décliné et gravé de sentiments contradictoires rétrospectifs sur blancs sillons patiemment alignés, que forme ce précieux « TGC » !:
« Je suppose qu’il existe une chance de nous voir réunis tous deux un jour / mais ça me semble difficile, vu les conditions actuelles / je n’ai juste pas vu cela arriver, alors pardonne moi d’encaisser aussi mal ce choc / celui de me voir désormais marcher tel un étranger au milieu de ce qui m’était jusque-là familier… » (Gypsy Faded On Us).
À l’image de cette déclaration baignée de larmes, lancée façon supplique, ce disque semble tout du long bâti sur paradoxes, contradictions, idées préconçues et faux amis. En effet (et en dépit des apparences) il est éthéré (mais bel et bien « solide »), concis (mais néanmoins varié), élevé sur l’autel d’une flamme commune aujourd’hui éteinte, froide, lointaine (mais pourtant ô combien chaud, intime, lumineux), gracile de la forme, éclairé, parfois, même, aérien (quoique lesté de gravité à tous les sens du terme !) honnête, « ouvert » et sans fard (alors que manifestement indexé sur du laid, du mensonger, de petites trahisons entre « amis »…) et parvient même à nous alléger du quotidien au final : malgré la CRISE, malgré ce « noir » thème de la rupture abordé tout du long, en préambule à toute autre chose, ce qui était, ma foi, loin, très lojn, d’être gagné, en somme.
Au bout du bout du compte, de multiples écoutes enfiévrées jusqu’à plus soif, enchaînées d’excès, plus loin – malgré quelques rares moments, un rien en « retrait » : Over The Sun, Midwest – ce The Graduation Ceremony, gravi, puis tutoie aisément les sommets du genre : le Blue, de Joni Mitchell ; le Here,  My Dear, de Marvin Gaye; le Rumours, de Fleetwood Mac ; le Sea Change, de Beck ; le Tunnel of Love, de Bruce Springsteen ; l’inégalable et resté inégalé, Blood On The Tracks, du gars Zimm’ ! (Encore et toujours juché au dessus du lot du commun des artistes, même en matière de « pain » pris en pleine gueule…).
Un disque qui plane et stagne (parfois) avec magnificence au dessus du petit lac noir et embrumé qu’est celui des relations « Homme Femme », mais qui n’en oublie pas pour autant de laisser irradier/filtrer près du quai (du ponton ?) un fin rayon de lumière niché dans l’embrasure d’une petite porte entrouverte sur l’avenir : bien décidé qu’il est à détailler, scier et expliciter au plus proche de l’os rongé ; afin de pouvoir (juste) mieux rebondir et affronter l’« après »,  par la suite : délesté de passé, vierge de nouveau en ce (bas) monde, avide d’un ailleurs à venir, imaginer, défricher, puis gagner :
« Mais je ne fuirais pas, non / car ce monde reste mien / je ne fuirais pas, cette fois / car ce monde reste mien / et ne fuirais plus jamais… » (This is Still My World).
Une leçon à méditer, à multiplier d’écoute(s), à décliner d’abus… en mode plaisir !

The Graduation Ceremony (Lonely Astronauts Records / Fargo) : Disponible au magasin Massilia Records, ainsi que des albums LIVE passés ou récents (2002, 2005, 2009, 2010, ou de la récente Tournée Européenne : parfois dédicacés pour nous, par son auteur !) et de nombreux autres produits « dérivés », estampillés Joseph Arthur !!!

Photos LOF :
Florencerougny.com
Critiques et interviews de Jacques 2 Chabannes :
http://www.concertandco.com/critique/critique-concert-compte-36585.htm